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Comment le lean management et les consultants ont tué les Beatles.

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Comment le lean management et les consultants ont tué les Beatles (et plus si affinités).

 

Si l’on définit que le lean management est cette technique d’élimination des pertes (matérielles, temps, gestes, attentes, compétences, défauts d’un point de vue artistique, mais aussi transport, stocks, sur-production), et que les parties constituantes des Beatles sont Georges, John, Ringo, Paul.

Quelles pourraient être les raisons de cette interaction qui n’a a priori RIEN à voir ?

Afin de comprendre la rupture du groupe légendaire, il faut comprendre l’économie.

Qu’est-ce qu’une économie ?

Dans l’histoire de l’économie, l’origine littérale était l’étude des interactions entre les composantes de l’environnement.

Pour donner un exemple, les premières études économiques mettaient en relation des choses totalement improbables mais connectées. Le plus fameux d’entre eux reste la présence momentanée des bovins sur les bords des lacs afin de s’hydrater & se rafraîchir en été, les « déchets » naturels qu’ils y déposaient permettaient aux poissons de se nourrir.

it’s been a hard day’s night

Pour réaliser la translation vers les Beatles, l’idée du titre « It’s been a hard day’s night » est venue à la sortie du groupe très tard du studio… ce qui devait être le jour s’était transformé en nuit, car la séance d’enregistrement avait duré beaucoup plus longtemps que prévu !

https://www.youtube.com/watch?v=Yjyj8qnqkYI

L’économie a tellement été détournée par les « experts », les théoriciens universitaires qu’il a fallu inventer le mot écologie…

 

Quel est l’impact du lean management et le modèle Uber/consulting sur les Beatles ?

On y arrive : le fait d’enlever les pertes de temps et d’attente entre les prises, élever la compétence à son pic historique et sur toutes les productions, atteindre les objectifs de qualité optimale à chaque mixage a conduit les Beatles a travaillé en mode lean pur et dur, c’est-à-dire travailler sur leur domaine de compétence propre, donc travailler les meilleurs intonations, les meilleurs frappes sur la caisse claire, la meilleure rythmique de basse ou de guitare. Fondamentalement, c’est ce qui a cassé le groupe : travailler séparé mais en atteignant l’excellence.

La question environnementale du progrès technique avec la progression de la prise de son regroupait les points suivants : 

 - Comment optimiser le top de chaque membre afin d’éviter des prises et des prises ?

 - Comment éviter une fausse note, comment arriver à ce que chaque membre puisse produire le maximum de valeur en un minimum de temps ?

Le mixage et l’optimisation des « consultants » ! Trouvaille technologique à forte valeur ajoutée qui permet d’avoir autant de pistes que de flux qualitatif, directement lié à la production de chaque membre; le tout optimisé par des experts dans leur métier ! … On peut dire qu’Eric Clapton, c’est un bon… J’en profite pour dire que si vous avez un souci en supply chain, vous pouvez me contacter ! Je facture cher, mais le ROI est bon. ;-)

 

La destruction de l’économie (aka Beatles).

En adoptant le lean management, l’arrivée de consultants (Eric Clapton, Jimmy Nicol, Billy Preston, Brian Jones…), l’économie qui est l’interaction entre les composants de l’environnement est détruit. Je ne cite pas Yoko « evergreen » Ono qui n’a rien à voir dans la séparation du groupe mais qui pourrait être un facteur environnemental si l’on translatait avec notre année !

Le lean management ayant séparé les membres de l’environnement a enlevé les liens entre les membres, la fameuse interaction créatrice de valeur et de fun, qui a disparu, car le lean les a obligé à travailler séparés les uns des autres…alors que le cœur de la création de pure valeur était l’économie : je répète –>  l’interaction entre les membres était la source de créativité et de création de valeur.

C’est ça l’économie : une suite d’interactions qui permet de créer de la valeur (au prix de pertes de temps etc) mais qui maintient un système fonctionnel. Lorsque l’on cherche l’optimum, et agrandissons la photo, je prends la décision en tant qu’actionnaire ou responsable de transférer les productions de textile au Maroc, puis Chine, puis VietNam, puis Bangladesh… puis Ethiopie, jusqu’au jour où les coûts de transport pencheront dans le mauvais sens. Mais entretemps, l’économie locale est morte (BBye John, ou ouvriers au chômage) mais l’économie globale va « bien » sauf que le coût logistique & environnemental est affligeant (voire meurtrier à terme).

« Oui, mais le lean, c’est pas ça. »

Vous allez me dire : D’un point de vue humain et gestion d’équipe, le Lean a pour mission d’optimiser les relations entre les membres & d’atteindre un résultat économique optimum, et c’est ce qui se passe en entreprise. Oui, optimiser. Pas harmoniser, c’est un autre registre, et en ce qui concerne les Beatles, l’harmonie est la base de travail. Détruire l’harmonie, c’est détruire le groupe musical.

La mission du lean est de générer plus de profits et donc, pour une entreprise, instaurer un % de burn-out, de créer une compétition, d’enlever de l’humain dans la série de gestes à accomplir dans un bureau ou sur une chaîne de montage (Répondre de telle façon avec les phrases d’accueil & d’accroche, monter les écrous de telle façon…), c’est le summum… et le seum pour les artistes. C’est pour ça que j’insiste quand je mets du lean en place : se focaliser sur les résultats et l’ambiance d’équipe, et c’est ce qui est rappelé dans la méthode SQCDME.

Le prochain challenge pour les consultants en lean :

Arriver à l’optimum entre l’humain ET l’économique, afin que les humains trouvent un équilibre à travailler efficacement tout en optimisant les marges.

Question :

Aurions nous pu avoir d’autres albums des Beatles si le lean & le progrès technique n’avaient pas existé ?

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